Comparatif
Maievia ou le classeur papier, que choisir pour vos consultations
Ce classeur, nous l’avons vu dans quatorze cabinets avant d’écrire la première ligne de Maievia : des fiches photocopiées, des annotations au crayon, trois versions du même document sur la sécheresse vulvovaginale, et une feuille où sont notées les questions que l’on oublie de poser. Il fonctionne, il ne coûte rien et il ne tombe jamais en panne. Voici où il commence à coûter cher, et où il reste imbattable.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Maievia | le classeur papier et les fiches photocopiées |
|---|---|---|
| Préparation d’une première consultation | Un quart d’heure de relecture, la trame existe déjà | Quarante cinq minutes de recherche et de photocopies |
| Version du document remis à la patiente | Datée, numérotée, conservée dans l’historique | Introuvable une fois la feuille donnée |
| Mise à jour après une nouvelle recommandation | Fiche révisée, avis dans le tableau de bord, ancienne version conservée | Repérer soi même le changement, puis refaire les copies |
| Recueil avant le rendez-vous | Questionnaire renvoyé par lien sécurisé avant la venue | Tout se recueille pendant la consultation |
| Homogénéité entre deux patientes | Même trame, mêmes fiches, même vocabulaire | Dépend de la copie retrouvée ce jour là |
| Partage entre consoeurs du cabinet | Bibliothèque commune et version personnelle par praticienne | Le classeur reste sur le bureau de celle qui l’a fait |
| Trace du consentement de la patiente | Registre des consentements et journal des accès exportable | Rien, ou une case cochée sur une feuille volante |
| Sauvegarde en cas de dégât des eaux ou de déménagement | Espace en ligne, export de vos contenus à tout moment | Un seul exemplaire, dans une armoire |
| Coût direct | 29 à 89 euros hors taxes par mois selon la formule | Papier, encre et photocopieur, plus vos soirées |
Ce que le classeur fait très bien
Il ne demande aucun apprentissage, aucune connexion et aucun abonnement. Vous le feuilletez pendant que la patiente s’installe, vous cornez une page, vous annotez au crayon une formulation qui a bien fonctionné. Cette souplesse est réelle et personne ne devrait la mépriser. Un classeur bien tenu, par une sage-femme qui reçoit deux patientes par mois sur un motif, rend exactement le service attendu, sans contrat et sans dépendance à un éditeur.
Il a aussi une qualité rare : il est entièrement à vous. Chaque phrase a été écrite ou choisie par vous, ce qui garantit que le document remis correspond à votre façon de recevoir. C’est précisément cette qualité que nous avons cherché à préserver, en rendant tous les contenus modifiables plutôt qu’en livrant des textes verrouillés que vous auriez signés sans les reconnaître. Un parcours livré verrouillé aurait reproduit le pire défaut des documents venus d’ailleurs, un texte que personne n’assume vraiment.
Là où le papier lâche, la version et la date
Le classeur ne sait pas dire quand une fiche a été écrite, sur quoi elle s’appuyait, ni combien de copies différentes de la même page circulent chez vos patientes. Six mois après une correction, deux femmes suivies pour le même motif repartent avec deux textes différents. Le jour où une recommandation évolue, il faut retrouver toutes les copies, ce qui n’arrive jamais. Ce n’est pas un défaut de rigueur, c’est une limite du support.
La seconde limite est le recueil. Tant que tout se collecte en consultation, la première demi heure sert à écrire ce que la patiente aurait pu écrire chez elle. Deux premiers rendez-vous sur trois se terminent en retard pour cette seule raison. Le papier ne peut pas être renvoyé à l’avance, ne se remplit pas depuis un téléphone le soir, et ne produit pas de synthèse lisible en trois minutes avant l’entrée en salle.
Ce que vous récupérez en passant à des parcours prêts à personnaliser
Vous récupérez d’abord du temps de rédaction, pas du temps de consultation. La première consultation dure toujours quarante cinq minutes, mais elle est complète, et sa préparation passe d’environ trois quarts d’heure à un quart d’heure de relecture. Sur une demi journée hebdomadaire, cela représente plusieurs dizaines d’heures par an qui ne sortaient de nulle part ailleurs que de vos soirées et de vos dimanches. Le calculateur de temps de rédaction publié dans ces ressources permet de poser ce chiffre avec vos propres consultations.
Vous récupérez ensuite la traçabilité : chaque fiche porte sa date de revue et ses références, chaque modification garde son auteur et sa date, chaque consentement patiente est enregistré. Le classeur papier ne disparaît pas pour autant, puisque toutes les fiches s’impriment. Beaucoup de sages-femmes libérales continuent de remettre du papier en main propre, mais ce papier vient désormais d’une source unique et datée. Ce qui change n’est donc pas le support que la patiente emporte, c’est la source dont il sort.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si vous recevez deux ou trois patientes par mois sur ce motif, le classeur reste imbattable : rien à paramétrer, rien à payer, rien à expliquer à une patiente qui refuse le numérique. Il gagne aussi quand vous exercez surtout en visite à domicile, quand la connexion du cabinet est instable, et quand vous êtes à deux ans de la fin de votre exercice. Un abonnement mensuel ne se justifie pas pour un créneau que vous n’avez pas encore décidé d’ouvrir.
Le verdict
Le classeur gagne tant que le volume est faible et que vous êtes seule à consulter. Il perd dès qu’une demi journée entière est ouverte, dès que deux consoeurs doivent remettre les mêmes documents, et dès qu’une patiente revient un an plus tard avec une fiche dont vous ne pouvez plus dire la version. C’est un problème de traçabilité et de volume, pas un problème de compétence.
Questions frequentes
- Puis-je continuer à remettre mes fiches sur papier ?
- Oui, et beaucoup le font. Chaque fiche s’imprime et la synthèse pré consultation est prévue pour le dossier papier du cabinet ou pour un export en PDF. La différence est que la feuille imprimée porte sa version et sa date de revue, ce qui vous permet de savoir plus tard ce que la patiente a reçu.
- Que deviennent les fiches que j’ai déjà écrites ?
- Elles restent les vôtres. Les parcours sont faits pour être réécrits avec votre vocabulaire : vous retirez ce qui ne correspond pas à votre pratique, vous collez vos formulations, vous fixez vos propres limites d’orientation. Vos versions personnelles sont conservées séparément du contenu d’origine, ce qui vous permet de voir ce qui change lors d’une mise à jour.
- Mes patientes de soixante ans vont elles s’y retrouver ?
- Elles reçoivent un lien nominatif à durée limitée, sans compte à créer ni application à installer, et répondent depuis leur téléphone ou leur ordinateur en huit à douze minutes selon le parcours. Dans les cabinets pilotes, les femmes de cinquante ans et plus le remplissent sans difficulté, le plus souvent le soir même de l’envoi.
Maievia ou le classeur papier, que choisir pour vos consultations
Le classeur gagne tant que le volume est faible et que vous êtes seule à consulter. Il perd dès qu’une demi journée entière est ouverte, dès que deux consoeurs doivent remettre les mêmes documents, et dès qu’une patiente revient un an plus tard avec une fiche dont vous ne pouvez plus dire la version. C’est un problème de traçabilité et de volume, pas un problème de compétence.